Aujourd’hui, nous allons faire un peu d’Histoire du Japon en explorant Sakai, grande ville de plus de 800.000 habitants au sud direct de la ville d’Osaka. Sakai est actif depuis l’antiquité japonaise, comme le montre la présence de kofun, tumulus tombe des empereurs et des notables de l’antiquité japonaise, dans les nombreuses cartes de la ville. Le plus célèbre est le kofun Daisenryo, construit au Vème siècle, tombe de l’empereur Nintoku et qui est désormais part du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Après avoir visité ces kofun et l’antiquité japonaise, nous pouvons nous concentrer sur les époques modernes et contemporaines, surtout en ce qui concernent les relations internationales plus ou moins heureuses entre le Japon, la France et les autres pays occidentaux.

Epoque moderne

Sakai est depuis longtemps un centre névralgique du commerce japonais. La ville en était même reconnue de par le monde. Au XVIème siècle, les Occidentaux, surtout Portugais et Espagnols, y ont débarqué en nombre. Les missionnaires chrétiens les y ont accompagnés comme il était courant à l’époque. Le missionnaire François-Xavier s’est aussi rendu à Sakai, étape avant de se rendre à la cour de l’empereur à Kyoto. Le parc si bien nommé « Xavier » se trouve sur l’ancienne résidence de Hibiya Ryokei, célèbre marchand de l’époque. Ce riche marchand s’était converti au Christianisme. Il a invité le missionnaire à l’accompagner quelque temps dans sa mission de diffusion de la religion. Depuis l’empreinte de François-Xavier est restée. Nous pouvons visiter cette facette de Sakai en visitant les environs du port et de la gare de Sakai.

Epoque contemporaine

Le Christianisme et l’Occident ont été majoritairement bannis du Japon par la suite dans son époque moderne. Mais après divers événements, dont l’ouverture forcée du Japon par le commodore américain Perry en 1853 et le retour du pouvoir réel à l’empereur Meiji, le Japon se rouvre à l’étranger.

Le malheureux incident de Sakai a lieu en mars 1868. Le gouvernement japonais de l’époque avaient ouvert quelques ports aux vaisseaux étrangers comme le stipulaient les traités. Le port de Sakai était ouvert par exception, ce que les soldats de Tosa, chargés du maintien de l’ordre dans le port, ignoraient. Des marins français mouillaient alors au large et étaient descendus en ville. Une altercation eut lieu entre les samourais et les marins français, au désavantage de ces derniers. Après enquête, les Japonais ont été condamnés au suicide par seppuku, dans le temple Myokokuji. Aujourd’hui, nous pouvons toujours possible entre autres bâtiments chargés d’Histoire tel le phare de Sakai de visiter ces lieux chargés où ont eu lieu ces événements. Souhaitons de meilleurs relations et contacts internationaux pour le présent ou l’avenir.

Visiter Sakai, c’est aussi visiter l’Histoire du Japon. Ca vous intéresse ? Je vous attends !

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